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mercredi 10 août 2011

Voyage en Asie, jours 27 à 34

Retour en Malaisie

jeudi 4 août 2011

Voyage en Asie - jours 22 à 26

Indonésie, suite et fin (surtout fin).

Quatre jours sur Gili Gede, avant deux jours à Ubud. Et finalement décollage pour KL, enfin. Cette dernière semaine en Indonésie aura été mitigée. La guest-house des Français est un petit paradis, un cadre magnifique, sauf si on vient pour se baigner et/bronzer sur la plage. Y’a une plage, mais couverte de coraux morts à marée haute (et de 1 mètre de large, en plus), et dès que la marée descend elle révèle du corail bien vivant, très joli certes, mais pas exactement propice à un plongeon vertical.

Je ne parle même pas des bestioles qui peuplent ces coraux, tu les découvres à marée basse, y’a en particulier une énorme colonie d’oursins.

Quant à la baignade (à marée haute, donc, pour te mettre aussi vite que possible à l’horizontale), elle est assez vite découragée par de petites méduses qui te picotent gentiment. On avait senti les piqures, on a vu leurs auteurs quand on a (brièvement) fait du snorkeling.

Bon, sur une île tout est cher, surtout pour un coin aussi reculé que celui-ci… faut donc s’attendre à manger souvent la même chose (avec un plat différent chaque soir, quand même), qui coûtent plus que sur le continent. Enfin, continent, ici c’est pas le terme, sur l’île la plus grosse du coin. Mi-goreng, nassi-goreng, et on repart.

Bali est indoue, avec des temples et tout le tintouin. Le tintouin, c’est surtout quand ils dansent et chantent, on a pas assisté (trop cher, merde !), mais on a entendu, au début je pensais que quelqu’un essayait de piquer une bagnole. Indoue, donc. Mais Lombok, et Gili Gede, ben c’est musulman, muezzin compris, avec un summum le 1er août, premier jour du ramadan : toute la nuit à causer au micro, à faire défiler Madame et les gosses au micro, et quand tout ce petit monde était fatigué (ou mangeait, aussi), pas de problème : on branche la radio. Oui, la radio. La Rires et Chansons locale, en plus.

Bref, repos, retour sur Ubud (avec un bemo qui tombe en panne, on monte dans un second qui passe, on étaient déjà serrés dans le premier, alors je vous dis pas dans le second…que des locaux avec leurs trucs qu’ils vont vendre au marché, un gros moteur au milieu…très très typique, j’aime beaucoup)avec en permanence des gens qui essaient de te tirer du fric, pénible, mais pénible… dernier exemple, au moment de payer la guest-house, la nana nous sort une taxe de 10%...qu’elle se remet aussitôt là d’où elle l’a sortie… seuls trucs biens, on a presque tous nos cadeaux, et on a trouvé un très bon salon de massage. Deux heures à 130 000 roupies, massage, puis enveloppés dans une matière granuleuse qui sentait le bouillon de poulet, puis massés par un liquide qui sentait aussi le bouillon de poulet (sans doute du bouillon de poulet), puis douche, puis bain de fleurs.

Lendemain aéroport, passage prévu à Lion Air, comme c’était prévisible connaissant les Indonésiens, le gars de la fois précédente n’a rien fait, donc faut tout recommencer avec la dame qui est là, elle nous propose 50% avec le sourire, on se demande si on ne va pas finir par aller chercher les flics.

Bon, le seul flic qu’on a vu de près du séjour nous a souri en nous demandant « Taxi ? », donc ça va sans doute servir à rien, elle nous dit de revenir à 10h00, parce que Jakarta n’ouvre pas avant, on a un cheeck-in à 9h40, évidemment… elle nous propose donc d’aller à Djakarta. Ben voyons… on se fait donc avoir dans les grandes largeurs, on prend les 50%, et on quitte ce pays de merde.

Délestés de 150 000 roupies chacun de taxe d’aéroport, nous voilà dans l’avion qui nous secoue bien avant d’enfin rejoindre KL. L’Indonésie est un pays magnifique. Le trek dans la jungle, la rencontre avec les orangs outans restera un superbe souvenir. Mais les Indonésiens sont vraiment, vraiment casse-bonbons. Sofia a utilisé une image très juste pour exprimer notre ressenti : Super-Mario qui saute pour taper une brique avec la tête pour en faire sortir des pièces, et qui continue jusqu’à ce que la brique soit vide.

La brique, c'est nous. Faut dire aussi que certains touristes, en acceptant tout et n'importe quoi, empirent les choses.

Oui, j'ai fait court, mais l'Indonésie m'a vraiment gonflé, alors je vous épargne les suites de négociations pour payer le triple du prix normal au lieu du quintuple. En plus, je ne sais pas si quelqu'un me lit, alors... ;-)

Voyage en Asie - jour 21

Bon, on change d’île. En Indonésie, c’est facile, y’en a 17 000. Nous, on passe de Bali à Lombok, puis à Gili Gede, au sud de Lombok.

Il y a trois îles Gili connues, au Nord-Est de Lombok, là où se ruent tous les touristes, et quelques autres un peu partout tout autour de Lombok. Sofia a dégotté ça sur internet, une Guest House qui vient juste d’ouvrir et tenue par des Malouins.

On a négocié une voiture 150 000 roupies, en lui précisant bien qu’on veut acheter des souvenirs pour les copains et la famille, et donc qu’il faudra sans doute s’arrêter et faire des détours. Ok, pas de problème, de toute façon ici tant qu’ils concluent le marché y’a jamais de problème. C’est après que ça vient, en général.

Là, ça ne loupe pas, on décolle et 5 kilomètres après, ça ne loupe pas « Comme on fait des détours, y’a un supplément, c’est 250 000 roupies ». La Marocaine monte vite dans les tours, le mec dit « ok ok », et nous dépose chez un de ses potes pour acheter les masques.

On a décidé qu’à Ubud, c’était trop cher. Je donne pas les prix, certains destinataires lisent le blog, donc hein. Nous dirons juste que le magasin où on débarque affiche des prix dix fois supérieurs. 30 secondes et un regard noir plus tard, le prix a déjà diminué de moitié. Bon, on décolle, finalement on va acheter autre chose, et surtout, ailleurs.

Une bijouterie et trois paires de boucles d’oreilles plus tard, bien négociées évidemment, on se retrouve sur le ferry, avec 100 000 roupies en moins dans les poches. On apprendra plus tard que c’est le double du prix normal, bon, pas grave. Sur le pont inférieur, les véhicules, camions, voitures, cars et surtout scooters dans toutes les interstices, sur le premier ponton, les gens d’ici, et sur le second, les Occidentaux. On se retrouve à côté d’un couple de musulmans, dont Madame est blanche comme un cul, mais voilée jusqu’aux sourcils. Ah, les converties….

Le voyage se passe bien, quatre heures à essayer de contenir une envie douceâtre de vomir, un nouveau bouquin, j’ai fini les Bienveillantes, un petit polar pour se purger, parce que c’est pas simple d’en sortir, des Bienveillantes…On débarque à Lembar, on se fait littéralement sauter sur le paletot par des taxis (des bemos) pour se faire emmener n’importe où…

On a téléphoné avant, donc on connaît le prix, c’est 20 000 roupies par personne maximum, mais les gars nous annoncent avec aplomb 250 000 roupies, t’as raison mec, mais ils insistent, ils nous suivent à 10 km/h, limite en nous engueulant, heureusement on arrive à une station de taxi officielle, donc on se met devant, on s’assoit et on attend que les mecs se cassent.

Finalement un taxi un peu moins con que les autres finit par nous prendre pour 20 000 chacun. Une demi-heure de trajet de montagne plus tard, nous voilà dans un petit bateau, et on arrive chez Henry (Endri, ici) et sa femme Capucine.

Les pieds dans l’eau, la tête au soleil, comme le riz, quoi (merci le programme de géo du lycée). On en reparle au prochain épisode !

Voyage en Asie - jours 19 et 20

Deux jours à Ubud, repos, un peu de balade, enfin le second jour surtout, parce que le premier s’est passé au lit. Une belle dysenterie pendant la nuit, avec les crampes d’estomac qui vont bien. Sofia m’a veillé avant de s’effondrer vers 4h00 du mat, allant au Mini Market, le truc ouvert 24h sur 24, me chercher de l’eau et des gâteaux au riz.

J’ai pas été bien malin, faut quand même l’avouer. Turista avec par-dessus une journée sans eau, quasiment (jus de fruits, Coca, Bintang), complètement déshydraté, pan ! Bingo.

Bon, heureusement, ça n’a duré qu’une nuit et une demi-journée. Le reste du temps, lecture, shopping un peu, temples, cyber-café où j’ai chopé un virus (virus qui transforme les dossiers en fichiers, qui a contaminé la CM de mon appareil photo…j’espère que c’est récupérable), warung…

Le warung indonésien est un truc qui sert à bouffer, mais c’est sous le resto, c’est vraiment la base de la base, un peu les menus ouvriers qu’on trouve en France. Bon, à Ubud, un warung, c’est un peu comme un bistrot à Paris, ça a le nom, ça sent le souvenir du truc authentique, mais ils ont compris, va, comme on dit dans Astérix en Hispanie.

On en a quand même dégotté un pas mal du tout, pas trop cher…c’est celui du le gars qui quand tu lui as passé la commande se fait renvoyer par la cuisine en t’expliquant qu’ils n’ont plus ceci ou cela, mais c’est limite s’il se prosterne pas pour s’excuser, donc c’est sympa.

Ah oui, dans ce warung, visiblement, ils ne connaissent pas le sens de la salade de fruit. Ils se sont donc appuyé sur la sémantique, et te servent des fruits (ananas, papaye, banane), avec de l’avocat, de la tomate sur une belle feuille de salade verte, le tout arrosé d’une espèce de yaourt. Au moins ils essaient…

Voyage en Asie - jour 18

On profite de la matinée pour traîner, bon, pas trop quand même, faut qu’on retourne à une trentaine de kilomètres, à Den Passar, régler une bonne fois pour toutes cette histoire de billet Lion Air. Dernière tentative, on va gueuler au maximum, mais on prendra ce qu’on nous offrir au final, parce que c’est la dernière journée de vacances que nous perdons avec cette histoire. On a prévu une visite au nord d’Ubud l’aprem, bon, commençant à connaître les infrastructures routières locales, je doute que ça nous prenne moins que la journée, mais je suis le pessisite du couple, alors on verra bien…

10h30, sur nos deux scooters de location, nous voilà partis. La circulation est assez dense, la route se trouve sans trop de difficultés, même si nous découvrons une nouvelle facétie de la DDE locale : tous les panneaux indicateurs, mais alors tous, ont été placés juste derrière une branche touffue. Ils ont un sens de l’humour hyper-développé, dans le coin.

Bon, on trouve le bled, on se fait une belle frayeur en se perdant l'un-l'autre dans la circulation (Sofia n'a pas vu que je l'avais doublée, je fais pourtant 20 bons cm de plus que les gars ici...), une panne d’essence et un plein plus tard, nous voilà dans les environs de l’aéroport, là où se trouve l’adresse qu’on nous a refilée à Bandung. Il est midi trente, nous sacrifions à une tradition sofiaesque en vacances : on va au Burger King, parce que c’est tellement meilleur que les fast foods en France, et pourquoi ils sont plus en France, etc.

On se remplit, je me vide (turista persistante depuis 3-4 jours, c’est ça aussi les joies du tiers-Monde), bref nous voilà repartis. On entre dans aéroport, on trouve un gars sympa qui nous guide, on sort de l’aéroport (3000 roupies les 7 minutes), on s’enfonce dans une petite route attenante, et on débarque chez Lion Air. Plus précisément au service compta de Lion Air, ils clignent des yeux, ils n’ont visiblement pas l’habitude des visiteurs, surtout pas d’une Marocaine en furie, ils nous expliquent que non, c’est pas ici (on leur montre le papier de Bandung, oui, ça c’est ici, mais en fait c’est pas ici), on a de la chance, c’est pas loin puisque c’est dans l’aéroport.

On ré enfourche nos montures, non sans force menaces de revenir leur bouffer le foie s’il s’avère qu’en fait c’est eux. Re-aéroport, re-ticket de parking, on se rend au guichet de Lion Air, tout se passe bien, le commis enregistre la demande de remboursement, on va à la caisse, on file la CB, le gars lance la procédure, fronce les sourcils, stoppe la procédure. « One moment please », il va voir sa chef, nous fait mettre de côté pour continuer à servir les clients, ça a l’air de discuter ferme au téléphone du côté de la chef.

On patiente, la chef finit par répondre un truc à son subordonné, il revient avec un grand sourire, un sourire local, s’entend, c’est-à-dire avec des dents qui semblent avoir été mises là n’importe comment par une fée un peu bourrée, bref, il va procéder au remboursement, il file le dossier à sa comptable qui comptait ses doigts de pieds depuis une dizaine de minutes.

La nana sort sa grosse calculatrice, ici ils utilisent en permanence la calculatrice, y compris pour des opérations simplissimes, type 7000 – 5000. Je n’exagère pas. Bref, elle finit par refiler la feuille au préposé, qui nous re-sourit (stp, arrête, mec, franchement), et nous écrit le chiffre sur une feuille de papier. 50 % du prix des billets.

Je sens monter une colère froide chez la compagne de mes jours et de mes nuits. Le gars lui montre un règlement, en effet la politique maison est de ne rembourser que 50% des prix des billets. Depuis le 1er juin de cette année, le problème est que les billets ont été achetés en décembre, et annulés le mois suivant. « This rule, not my problem » grogne Sofia, et voilà notre feuille repartie dans le circuit cheffe-téléphone-sur le côté svp…

Bon, je la fais courte, on finit par négocier un dégrèvement de 60 000 roupies sur l’ensemble des billets, soit autour de 5%, sauf que comme ils n’arrivent pas à joindre Jakarta, faut revenir le lendemain, pas question, on fera ça à notre départ de Bali et accessoirement de l’Indonésie, le 3 août. Ne pas oublier les papiers, parce que là c’est la cata…

Bon, on se relâche enfin (moi, pas complètement, turista oblige), et on repart vers… Kuta, la Babylone honnie, Sofia a un truc à y acheter, un truc pas légal, sauf que là-bas ça rigole pas avec ça, pas moyen d’en trouver. Il est 15h30, je me vois pas rouler de nuit, donc hop, retour au bercail.

On retrouve notre chemin sans trop de difficultés, on commence à s’habituer à rouler ici, faut entraîner son oreille en fait, pour distinguer les coups de klaxon qui s’adressent à toi des autres ; et toujours, toujours surveiller son rétro, surtout si tu comptes te déporter de seulement 15 centimètres. On rentre avant la nuit, ouf, allez, un resto chinois où le gars revient se faire préciser chaque plat, va en cuisine demander, et revient pour le plat suivant, tous les plats même les boissons les uns après les autres, et retour à la Guest-house.

mercredi 3 août 2011

Photos Pukit Lawang

Le trek

mardi 2 août 2011

L'ambassade

(le titre fait très "niveau de jeu vidéo")

lundi 1 août 2011

Jour 17

Le matin, nous nous levons tôt : nous n’avons qu’une hâte, quitter cette nouvelle Babylone. Vivement le prochain tsunami, sorte de chasse d’eau divine.

Pas de voiture, nous nous rabattons vers les bus plus ou moins chargés. Après quelques tentatives, nous trouvons notre bonheur, un petit bus avec maximum 10 personnes qui va à Ubud, notre prochaine étape. On passe voir Eddy, le loueur de voiture, qui nous rembourse intégralement. J’aime bien Eddy, il est commerçant mais n’est pas non plus là que pour faire un max de thune. Bon, hop, petit dej dans un hôtel de Blanc et de Chinois, et nous revoilà partis…enfin presque. Le « pick-up » (le bus qui passe nous chercher directement à l’hôtel )vendu par le taxi, en fait c’est un rescapé du Buena Vista Social Club qui nous guide depuis sa mobylette vers un petit parking, où nous serons vraiment picked up.

Voyage sans histoire, d’autant plus que je dors les trois quarts du temps, on arrive à l’entrée d’Ubud, le chauffeur nous refile à ses potes rabatteurs d’hôtels, coup de pot, on a déjà réservé. Un Français buriné, sans doute un ancien hippie qui a pourri la France avec ses idées gauchisantes et droits-de-l’hommistes, nous indique qu’on est pas loin de Candra Guest House, que ça se fait facile à pied et qu’il ne faut pas répondre aux gars qui te disent « hello taxi ? » tous les 12 mètres. En effet, dix minutes de marche plus tard, nous voilà dans notre chambre. On a pas la chambre avec vue sur la rizière, on l’aura demain, on est arrivés avec un jour d’avance sur le planning, mais c’est pas grave, on dirait une chambre de démonstration de chez Shogun. Eau chaude, ventilo qui brasse vraiment l’air, deux prises de courant (deux !), petit dej compris dans le prix, petite terrasse avec une table, un thé qui t’attend sur la table quand tu te lèves, et surtout PQ à volonté ! Ça, c’est vachement bien, parce qu’ici, ils ont une petite douchette et supposent que ça suffit. Le PQ, c’est du luxe, et à ce titre, c’est payant. J’ai jamais essayé la douchette, mais même si je me mouille le cul, merde, faut bien sécher, donc faut du PQ… bande de blaireaux, va !

Le reste de la journée, repos, bouquin (j’approche lentement mais sûrement de la fin des Bienveillantes), sieste, deux jours et demi de voyage, ça commence à aller, donc on ne fait rien jusqu’au dîner. Pour lequel on sort, et là, pas déçus.

Ubud est la capitale culturelle de Bali. Par « culturelle », il faut comprendre « pleine de galeries d’arts avec des toiles type Ikea for corporate offices , et de gars en tutu qui te proposent un spectacle de danse traditionnelle balinaise tous les vingt mètres ». Non, sérieusement, c’est très joli, trop joli, une vraie carte postale, des rizières, des temples partout, des Occidentaux aussi, même si c’est moins oppressant qu’à Kuta. Des gens apaisés, des familles, c’est plus ma came. Dommage qu’il y ait des restos qui proposent des frites à 25 000 roupies à chaque coin de rue…(le Balinais est gonflé, quand même).

On a fini par trouver un petit truc un peu en retrait, quatre tables dont deux dehors, une vieille mémé toute seule qui gère son bizness, des prix tout doux, ça semble parfait sauf que la bouffe n’a pas suivi. On va trouver autre chose, pas grave. On a planifié la suite des évènements, demain on règle une bonne fois pour toute ce problème de remboursement de Lion Air, et on profite du reste du séjour pour se balader.

Voyage en Asie - jours 15 et 16

Deux jours de voyage pour rejoindre Bali.

Le premier, 6 heures de Crazy Taxi pour aller de Samosir (l’île) à Medan. La matinée s’est passée à chercher de l’argent, car on est un peu short pour payer l’ensemble des repas et massages de la Guest House. Rien, pas moyen de trouver un ATM, un distributeur, qui fonctionne…résultat, on a tapé dans les RM, l’agent malaisien, pour compléter, et pour le coup on a largement perdu au change…

Dernier déjeuner avec Rolf und Gisela, on prend le bateau ensemble, ils sont eux aussi shorts (et chaussettes dans leurs nu-pieds) en thune, et vont retirer sur le continent.

On se fait nos adieux, on monte dans le « private taxi » qui doit nous conduire à Medan ; je me demande toujours ce qu’est un « public taxi », mais bon, passons…On a loué toute une rangée pour nous, trois sièges pour un peu moins de 200 000 roupies. Le pire chauffeur depuis le début du voyage, et y’en a pas eu que des bons, croyez-moi ! Remonter une file de bagnoles par le bas-côté, doubler une file à l’arrêt par la droite (ici, on roule toujours à gauche) en se planquant sur le bas-côté quand une voiture arrive en face, empêcher les mecs qui font la même chose que lui de rentrer dans la file… J’ai encore bien cru qu’on aller manger du scooteriste pour dîner. Mais ça faisait marrer les quatre autres passagers, dont un gars monté sur ressorts quand il rigolait. Le Balinais assis à la place du mort (ici, c'est pasune expression, y'a la trace du corps tracée à la craie sur le siège) nous a régalé tout le long du voyage de sa musique : des daubes 90’s, et un best-off de Jon Bon Jovi qu’il a passé au moins quatre fois. Nous n’en demandions pas tant.

Il nous jette à l’hôtel qu’on a réservé, sauf qu’on a pas de réservation, le gars qui l’a prise est visiblement analphabète, le patron est un peu emmerdé, il propose l’hôtel de sa mère, Sofia va voir, c’est un truc d’ultrareligieux juste en face de la Mosquée, avec cafards compris dans le prix de la chambre, pas question. On finit par dégotter un hôtel chic pas trop cher, douche chaude, on met le blog à jour et au lit.

Réveil à 5h00, enfin à 4h30 par les gargarismes du muezzin qui s’échauffe la voix avant la prière. Ça, ou bien il écorche vif une petite demi-douzaine de chats, pas encore pu déterminer. On décolle pour l’aéroport, premier avion à 8h40 pour Bandung. On profite de ce temps pour réserver un hotel à Kuta, à côté de l’aéroport de Bali.

C’est juste une étape sur la route de Bali. On a 6 ou 7 heures d’attente à l’aéroport, celui-c-i est beaucoup plus propre que celui de Medan. Sofia en profite pour essayer de régler quelques soucis de correspondance et de remboursement de vols, la correspondance, ok (Air Asia, ‘sont vraiment bons), le remboursement, pas moyen (Lion Air, loin d’être aussi bon…). Le hall est plein de Musulmans locaux en partance pour La Mecque, avec armes, bagages et surtout gosses, qui courent partout en faisant chier le monde. On s’éloigne pour pas en tabasser quelques-uns (oui, j’aime tabasser des enfants).

Deux petites heures d’avion plus tard, aéroport de Bali. Un aéroport comme tous les autres, en dehors des planches de surf sur les tapis roulants. Si Bali est un corps, Kuta, la ville collée à l’aéroport, en est l’appendice. La population ici se divise en 2 types d’individus : les Occidentaux en débardeur et tongs, en général débarqués d’un pays où le soleil est rare, et qui sont là presque uniquement pour picoler, brailler, et essayer de niquer. Entre 18 et 24 ans environ –malgré la présence d’Anglaises autour de la quarantaine, dont on ne se demande pas longtemps ce qu’elles viennent chercher ici-, ça se lâche sur la bière locale, la Bintang, qui visiblement leur plaît énormément. Et les locaux qui ne sont là que pour se prostituer. Au sens large, s’entend : ici, tout Indonésien a quelque chose à te vendre, et il n’hésite pas à t’interpeller dans la rue pour cela. Au début, tu réponds « No, thank you », mais à la fin tu les ignores purement et simplement. La prochaine fois que je viens ici, je me fais un petit papier sur lequel j’écrirai « NO » en très gros, que je plastifierai, bien sûr. Ça m’économisera de la salive. Un sous-groupe des Occidentaux est composé des surfeurs, qu’on reconnaît assez facilement dans la mesure où ils font tout pour coller à la caricature : cheveux décolorés assez long, torse poil (façon de parler, ils sont plutôt imberbes), bien foutus, très sûrs d’eux. Le genre à se regarder dans la glace et à se dire « putain, j’suis trop cool, j’suis un aimant à gonzesses ». Kuta n’est pas le meilleur spot de Bali, à ce qu’il paraît, ces mecs ne sont donc là que pour draguer et se la péter, en passant deux-trois heures sur la plage pour faire style. Je déteste immédiatement cette ville, cette ambiance. On sort quand même, à contrecœur, pour essayer de louer une voiture pour les 10 jours qu’on a prévu de passer ici. On en fait deux-trois, avant de revenir au premier qu’on a vu : Eddy, qui nous fait les 10 jours en Suzuki Jimny avec assurance (franchise de 500 dollars, quand même) à 850 000 roupies, soient 70 euros… imbattable. Sauf qu’on doit aller chercher la voiture au dépôt pour la ramener au parking de la Guest House, vu que demain c’est dimanche, et que ce sont de bons chrétiens qui vont à la messe.

Sofia reste régler les papiers, j’accompagne Eddy à l’arrière de son scooter jusqu’au « dépôt », quatre planches, un toit avec 3 voitures garées en dessous. Dont la mienne, contre un poteau, le nez au mur. Le boss qui est là me file les clés, c’est moi qui la ramène, ah bon ? j’avais pas compris ça, si, si, bon ok. Je m’installe, où est la marche arrière ? (le capuchon du levier de vitesse est tombé). Ben euh… essaie en bas à droite, mais va doucement, le mur est pas loin. Pfiou, c’est bon, conduite à droite un peu particulier, mais sinon tout le reste est semblable à ma 205, le levier, les pédales, let’s go. A ce stade du récit, il faut que je décrive le centre-ville de Kuta, où se trouvent le dépôt ET la Guest-House. Ce sont de petites rues d’1 mètre 50 de large maximum, avec des trottoirs d’un seul côté de 50 cm de large. Bien sûr, c’est loin d’être tracé au cordeau, ça reste un pays de merde, hein. On y circule à pied, à scoot, en voiture, en minibus, et dans les deux sens. Et on est samedi, y’a donc du monde.

Me voilà parti, un scoot (Eddy) devant, un scoot (le boss) derrière, et moi qui essaie ne pas faire de connerie. Tout va bien jusqu’au premier virage : ça tourne à gauche, je tourne à gauche, en serrant à gauche, et sans voir le scoot noir qui est garé juste après le virage, lui aussi à gauche. Crac, je le serre contre le mur et fais encore deux bons mètres avant de tilter que le bruit et les cris, c’est moi que ça concerne. Je descends, direct une nuée de jeunes Indonésiens entoure la scène, faisant bloc avec le proprio du scoot. Il va falloir que je raque, c’est clair et net. Quelques éraflures sur le carénage, un cale-pied qui n’est plus tout à se place, et direct le boss qui m’annonce que je vais devoir changer tout le carénage. Là, je rigole, réellement, c’est niet, mais ça ne plaît pas, ils ont bien conscience que je suis un touriste donc un gagne-pain sur patte qu’il ne faut pas trop égratigner, mais je n’en reste pas moins un porte-monnaie sur pattes. Deux français qui dînaient à côté viennent me soutenir, Eddy reste prudemment en retrait, le boss lui est clairement du côté des locaux.

Ça commence à klaxonner derrière, forcément, donc je remonte dans la caisse pour la dégager, je tourne la clé… et rien. Plus de jus, batterie vide (le réservoir n’était pas beaucoup plus vaillant, au passage). Le boss embauche donc quelques-uns des curieux pour pousser la voiture jusqu’au dépôt, ces départs assouplissent la négociation. Le proprio du scoot, qui a autour de 15-16 ans, a commencé par le réclamer 1,5 millions de roupies, puis a baragouiné avec ses collègues avant de m’annoncer… 100 000 roupies. Direct, il se fait engueuler par ses potes, t’es con ou quoi, c’est l’occasion de sortir ta mère de la rue et ton père de prison, fais-le cracher ce touriste de merde, après tout il a quand même niqué la peinture de ton scooter à 800 euros, merde ! Je fais « ok, 200 000, I have no money here –ben ouais, Sofia se chargeant de régler la voiture, elle a gardé le portefeuille – we go to Eddy’s place and I widraw money from ATM, on trouve un distributeur et t’auras ta thune, malgré que t’étais vraiment garé comme une merde ».

Nous voilà repartis, moi derrière Eddy, lui qui nous suit, seul, ouf. On arrive, j’explique rapidement le truc à Sofia, je suis fatigué, énervé, le gars continue à discuter, il a trouvé une autre égratignure sur son garde-boue, il continue d’essayer de charger la mule, ok 250 000 et tu me lâches, coco. Je chope ma CB et vais retirer, pas de pot, y’a que des billets de 100 000, je me vois mal lui demander la monnaie, et il est hors de question que j’ouvre mon portefeuille et qu’il voit la confortable liasse qui est à l’intérieur (ici, quand tu paies un Coca, tu as l’impression d’acheter deux ou trois hôtels au Monopoly). Va pour 300 000, 25 euros, et je vais au lit, mais non, il appelle un de ses potes et ne prend toujours pas la thune. Le pote arrive en vrombissant, surprise, c’est un Australien, blond, de type « Bintang duuuuude », il m’explique que le branleur est trop « shy » pour demander plus… timide ! mon cul, ouais !

Bon, j’en ai marre, je lui montre les trois billets et je lui explique que c’est soit ça, soit il s’assoit sur son carénage de merde, parce que moi je vais dormir. Eddy intervient enfin, prend ma thune, la met dans la main du gars et lui dit un truc en Indonésien. Visiblement le gars a quand même fait une bonne affaire, selon Eddy, parce qu’il prend, me serre la main et dégage avec son blondinet. Le bureau de location est fermé, on attendra demain pour récupérer notre argent, parce que la voiture ici, c’est fini. Vacciné. En plus, la panne de batterie aurait dû nous arriver au moment du départ le lendemain matin, avec tout fermé… Une douche, dodo, le sommeil tombe très vite, malgré le bazar de la rue et les beats des boîtes à rythmes de la nuit de Kuta Bitch.

vendredi 22 juillet 2011

Voyage en Asie - jour 14

Réveillés tôt, on a pas mal d’envies pour cette journée. Le marché du coin, faire un tour en montagne avec les scooters, aller sur une île de poche pas très loin… Bref, journée qui s’annonce chargée, du coup on se leste le bide au ptit dèj. On a bien fait. Le marché, ok, de la fringue locale qui coûte rien, de la bouffe qui sent bon, d’autre bouffe qui pue, les égouts qui coulent au milieu, l’Indonésie, quoi. On reste une petite demi-heure, Gisela se brûle la cuisse en la posant contre le pot d’échappement chaud de la motobylette d’à côté, ça démarre bien.

En face du marché, un petit chemin qui monte vers la montagne, au bout de 300 mètres de cailloux, un embranchement, en face cailloux pourris, à gauche une route qui va bien. Et qui nous tente bien du coup, mais en sort un gars, évidemment monté sur deux roues. On lui demande quel chemin va vers la montagne, le pourri, ben tiens… Et l’autre ? « This is my house » avec un grand sourire avant de démarrer à fond. Ok, le message est passé. Rolf et moi on s’aventure dans la pierraille, on fait 200 mètres avant de faire demi-tour, il y a un petit cimetière chrétien à flanc de montagne, envahi d’herbes folles (et ici, elles sont carrément cinglées), avec bananiers et cocotiers dans les coins. Je prends quelques photos, et retour à la civili…au village.

On a repéré sur une carte fournie par le loueur de scoot (le genre de carte où tu t’attends à voir une croix à côté d’une tête de mort pour t’indiquer la Crique du Perroquet bleu, oh ooooh, et une bouteille de rhum !) une route qui s’enfonce dans la montagne. On s’y engage, elle est plutôt sympa, pas mal de points de vue sur l’île, clic clac photos. Des paysages de rizières, des habitations typiques de l’île, avec le toit en forme de bateau, de la religion à chaque petite butte, cool. Temps impec encore une fois. Au bout d’une bonne heure de grimpette, on finit par attaquer la descente. Il est midi et demi…

Très sympa aussi, la descente, tant que la route suit… ce qui n’est vite plus le cas. ça se gâte même nettement. Des nids de poules, des poules (logique), de petits cochons noirs, des écoliers qui soit nous fuient en panique, soit nous disent bonjour, soit essaient de nous pousser… je dégomme du pied la main d’un morpion qui essaie de mettre une branche morte dans nos roues. L’éducation (Inter)Nationale est là, boudiou. La route est souvent à la limite du praticable, parfois parfaitement impraticable, il faut aller tenter sa chance dans les bas-côtés. Je rappelle qu’on est toujours à flanc de montagne, et qu’ici on roule à gauche… Sofia vit toujours son baptême du feu en deux-roues motorisé, il est gratiné.

Les nanas commencent à fatiguer, ce genre de descente qui nécessite une attention de tous les instants, sans même parler des dégâts physiques sur les bras et les fesses, leur porte sur les nerfs. En plus, la DDE locale joue avec nos nerfs (oui, encore) en mettant de temps à autre 500 mètres de route nickels, qui débouchent sur une route encore pire.

On pense être arrivés au bout de nos peine en arrivant à un petit bourg, erreur, c’est un terminal de ferry, au bout de la piste d’appontage tu as à gauche, route de merde, à droite route merdique. Y’a plus qu’à choisir. On choisit la gauche, non sans avoir fait le plein dans la station locale, à savoir Ricardo avec ses trois bouteilles d’eau minérale rempli à environ un litre sur une planche en bois. L’environ étant comme on s’en doute à la faveur du vendeur. En plus ils mettent un petit filtre quand ils versent dans le réservoir, vachement rassurant. Il est 14h30.

A 16h00, on finit par retrouver une route normale, et on arrive dans un village trèèèès typique, c’est un bordel monstre, on se sépare pour aller manger pour les uns(Sofia et moi), chercher un ATM qui accepte les cartes Visa, qu’ils ne trouveront jamais pour les autres(Rolf et Gisela). On se retrouvera éreintés à l’hôtel vers 17h00, après une heure de route côtière où l’apparition d’un Christ blanc dans la montagne, leur petit Rio à eux, Christ que nous savons tout proche de l’hôtel, nous donnera à Sofia et moi un petit orgasme. Je pensais pas qu’un Christ aurait cet effet un jour.

Douche, massage, dîner, dodo. On aura pas fait la moitié de ce qu’on voulait, les filles sont vaccinées contre le scooter pour un bon bout de temps, l’ambiance s’est un peu tendue entre les couples, on se sépare demain, c’est sans doute pas plus mal. Mais à part la longueur du retour, perso, je me suis bien éclaté. J’aime le scooter, en faire sur des routes escarpées, pourries, rattraper une roue qui part en accélérant dans un talus, bomber à 80 à l’heure (ouais, 80 !) après s’être traîné à 20 parce que la route le permet, enchaîner les virages hyper serrés, ben moi…je kiffe.

Voyage en Asie - jour 13

Rolf et Gisela nous ont rejoints assez tard, on a dîné ensemble. Sofia a reçu un coup de fil de France, bonne nouvelle, elle n’ira pas aux Prud’hommes, son ex-employeur a accepté de transiger pour un bon montant. Je reprends une bière, du coup.

Le lendemain, nous prenons un taxi pour Tuk Tuk. Objectif : louer un scooter chacun. Le taxi se remplit d’écoliers en uniforme, ça piaille dans tous les sens, y’a du cartable Spiderman partout, merde, ce sont mes vacances, fermez vos putains de gueules !

Concernant la conduite, toujours cette impression de jouer à Mario Kart grandeur nature, on s’attend à ce qu’un scoot nous balance des bananes à n’importe quel instant.

On finit par trouver notre bonheur, négocié bien sûr, petit tour à Tomok pour faire quelques courses, puis retour au bercail. Sofia n’est pas très rassurée sur son scooter, surtout dans les descentes, mais finalement elle s’y fait tout doucement. Dej, siesta, et un petit tour en ville pour Rolf et Sofia. Moi, je pars prendre des photos de l’autre côté, dans le coin qu’on a pas encore visité.

Je tombe sur des gosses en train de jouer au foot au bord de l’eau. Quand ils me voient les prendre en photo, ils me braillent « come play with us ». Ça me tente bien de leur mettre quelques roulettes dans la chetron, histoire de leur montrer comment on joue au foot au pays de Zidane, surtout qu’ils font tous dans les 35 kilos tout mouillés, au pire si je me loupe, un coup de cul et ça rattrape, mais le soir tombe déjà. Dommage pour eux…faut que je me dépêche de rentrer. Maybe another time. Dîner, on réserve un avion pour la suite du voyage, étape Bali en vue. Yoohoo !

Voyage en Asie - jours 11 et 12

Toujours au Nord de Sumatra se trouve le lac Toba. Pour y aller de Bukit Lawang, il y a environ 250 kilomètres. Ici, avec une voiture climatisée avec chauffeur, il faut compter une bonne journée de route en décollant à 9h30. Surtout quand les gars te font tourner en bourrique pour essayer de se faire un maximum de fric sur ton dos. Payer un service comme celui-ci assez cher, ok, se faire tondre, hors de question.

Nous faisons donc étape à Berastagi, où nous laissons nos nouveaux amis teutons, que nous appellerons Rolf et Gisela. Ils vont escalader le volcan qui domine la ville et en constitue la seule attraction touristique. Tous les hôtels pour Blancs sont d’ailleurs situés sur ses contreforts, y compris celui où vont dormir les copains. Nous, on décide d’aller chercher une autre voiture, pour les raisons évoquées plus haut. On traverse donc la ville avec nos sacs à dos. Et visiblement, nous en sommes la nouvelle attraction !

Tout le monde nous dévisage, la plupart avec un sourire, et des « Hello ! » fusent assez souvent. Quelques visages impassibles, parfois, mais jamais d’agressivité. Nous ne trouvons pas la gare de bus, alors nous décidons de nous poser dans un boui-boui pour appeler la nana chez qui nous avons réservé. Elle nous dégotte un taxi, Victor, qui va nous prendre pour le reste du trajet. Tarif 450 000 roupies, soit environ 40 euros. Correct, d’autant plus qu’il est chargé de nous jeter au ferry et de s’assurer qu’on le prenne.

Sofia s’arrête en route pour acheter des fruits aux marchands ambulants au bord de la route. Là encore, elle est regardée comme une curiosité (je ne descends pas de la voiture, moi. Un coup à choper des maladies, ça). On s’arrête dans un village pour acheter d’autres fruits, le dîner (deux grosses portions de riz agrémentées de plein de trucs, épicées, savoureuses, 18 000 roupies, 1,50 euros…), on en bouffe une à deux et on offre l’autre à Victor. Sofia en profite pour acheter une carte SIM locale, le téléphone commençant à coûter cher. L’activer va se révéler être un sacré bordel, mais on finira par y arriver.

Sur la route, l’environnement change progressivement. On voit les premiers bœufs typiques d’Asie, avec un plan incliné à la place du front. Ils tirent des chariots d’un autre âge sur les bords des routes, transportant tout et surtout n’importe quoi : des matériaux de construction, des fruits, des vieux, des bidons d’essence (beau paradoxe). Certains sont couchés sur la route, les voitures les évitent. Merde, on est allés trop loin ou quoi ?!

On arrive au ferry, embarcadère un peu glauque, on fait nos adieux à Victor et on va se poser à une terrasse, en attendant 21h00. L’heure du ferry. Ah oui, le lac Toba, le lac volcanique le plus élevé du Monde, possède une île en son centre, et c’est là qu’on va. Ça s’appelle Samosir, et ça va se révéler magnifique.

Encore faut-il y aller. On voit revenir Victor en 4ème vitesse, il a dû se faire avoiner au téléphone, le Victor, il s’est trompé de port de départ pour le ferry, il nous recharge en vitesse, on a 10 minutes pour rejoindre le bon terminal. On y arrive, terminal est un bien grand mot pour une piste de terra battue et quatre rondins qui émergent, on embarque sur une espèce de bateau de pirates tout en bois avec plein de gyrophares dans tous les sens. L’embarquement se fait par une planche en bois, avant de monter sur un ponton à l’arrière du bateau. Là, quelques rangées de vieux bancs en plastique accueillent les quelques passagers encore là à cette heure tardive. En Indonésie, on est à l’équateur, et le soleil a des horaires fixes : 7h00 – 19h00. A quelques minutes près, c’est impressionnant. Le soir tombe très vite, et la vie nocturne est assez peu développée, en-dehors du fait de s’assoir sur le porche de sa maison et de regarder…quoi ? Pas grand-chose, en fait.

Pas de gilet de sauvetage en vue, évidemment, le bateau annonce son départ avec une sono qui balance à fond de l’euro-house des années 90, ça doit être cool d’habiter près du port, tiens !

Sur le bateau, on rencontre Rudi, un local qui rentre chez lui avec sa petite fille, et avec qui nous lions connaissance. Il est très sympa, et le temps du trajet, nous propose de venir dormir chez lui, sa maison est petite, mais il nous accueillera avec grand plaisir. Nous avons déjà réservé, sinon nous y serions allés avec non moins de plaisir. Au moment de nous quitter, sa fille nous prend la main pour se la coller contre le front. Signe de respect, visiblement. Je me demande ce que mes élèves feraient dans pareille situation…

Pendant le trajet, on regarde les lumières de l’île, les étoiles, il fait bon, on est bien.

On rejoint notre hôtel. C’est superbe, en plus nous avons réservé la maison Batak, l’habitation typique de la peuplade originelle de l’île. Très, très typique. Le batak moyen devant mesurer 90 centimètres, je suis obligé de rentrer à quatre pattes dans la maison. Mais c’est vraiment sympa.

L’environnement est vraiment exceptionnel, mais visiblement le tourisme ne marche plus sur l’île depuis des troubles politiques en 97. Nous sommes les seuls clients, les patrons essaient de nous pousser à dîner chez eux… C’est vraiment étrange, la salle de restaurant sert de salon à toute la famille (nous sommes encore en train d ‘essayer de compter les gamins, ils sont au moins 8, dont deux paires de jumeaux). Ils sont évidemment aux petits soins avec nous, nous décidons d’inviter Rolf et Gisela à nous rejoindre ; Sofia a cru que la patronne allait pleurer de joie en l’apprenant !

Première nuit, littéralement bouffés par les moustiques pendant une demi-heure avant que nous ne mettions un serpentin. En plus, visiblement, une chatte a mis bas dans le faux plafond, ça miaule, ça gratte, ça joue au-dessus de notre tête. Un jet de pisse atterrit sur le lit au matin, c’est cool, c’est typique, mais nous allons quand même prendre une autre chambre !

Le lendemain matin, on décide de faire à pied les cinq kilomètres qui nous séparent de la seule ville touristique de l’île, Tuk Tuk. Oui, Tuk Tuk. Sauf que je me trompe au seul embranchement de la route, et on se retrouve à Lomok, le petit port du ferry. On y déjeune très largement pour environ 8 euros… Sur la route, pas mal d’écoles ; ici uniforme obligatoire, et écoles confessionnelles. Les élèves ont entre 6 et 14 ans, et visiblement l’option « à califourchon sur le scooter devant papa/maman » a plus la côte que le bus scolaire. Dès qu’ils nous voient, les enfants d’agglutinent pour nous gueuler des « Hello !! Hohayou ». Samosir, et toute la région du lac d’ailleurs, sont peuplés de Baptistes. Dans un pays largement Musulman, ce n’est visiblement pas simple, et la religion occupe pas mal de place dans leur vie et dans leur espace. Il y a des églises partout, souvent décorées avec des motifs locaux, rappelant un peu les motifs tribaux du Pacifique Sud. Des têtes grimaçantes, très allongées et hyper chargées.

On se demande si on va louer un scooter ou un vélo. Finalement, on ne loue rien, on finit par rentrer en bus local… on verra demain pour le moyen de transport !

Notre Guest House Thyesza - Flower of Samosir Ambarita, Samosir Island, Lake Toba www.flowerofsamosir.com

Voyage en Asie - jours 9 et 10

Deux jours de trekking. Enfin un jour de marche qui compte triple, et le lendemain farniente et retour par la rivière. Notre guide s’appelle Rinto, le couple d’Allemands est très sympa, deux grands corps roses et blonds qui pètent la santé, souriants, parfait pour un trek.

Nous voilà partis avec le strict nécessaire, c'est-à-dire deux gros sacs en ce qui nous concerne, un sac moyen pour l’autre couple. On apprendra plus tard qu’ils ont fait monter le reste de leurs affaires par porteur jusqu’au camp de base. Ah, on pouvait faire ça ?

Je ne vais pas décrire le trek. Ça se vit, ça ne se raconte pas. Quelques remarques quand même.

Rinto et ses acolytes (nous avons eu jusqu’à 5 personnes pour s’occuper de nous au camp ; dans la jungle uniquement deux, Rinto et Indra. Oui, Indra, c’est un garçon. Râblais et costaud qui n’a strictement, absolument rien à voir avec la chanteuse.). Ce sont deux excellents guides. A l’écoute, connaissant à fond leur sujet, rigolos, pédagogues… Les coordonnées de Rinto à la fin du post, si vous passez dans le coin, faites vraiment appel à ses services. Indra a passé la moitié de son temps avec Sofia, qui a galéré à cause de son genou – il a été opéré deux fois. Le genou, pas Indra.

La forêt est encombrée au début, mais ils ont su nous sortir des sentiers battus. Ça a un prix, de sortir des sentiers battus. Ça monte fort, souvent, et ça descend encore plus fort.

Les animaux. Certains sauvages, d’autres moins, mais toujours dans leur environnement naturel, en tout cas avec nous. On a vu d’autres groupes attirer des orangs outans avec des fruits pour que les touristes posent avec eux… Nous avons vu beaucoup d’animaux, nous avons eu beaucoup de chance, d’autant plus que les deux jours ont bénéficié d’un temps idéal.

Le campement. A la dure juste ce qu’il faut. Si vous y allez, pensez à prendre un sac de couchage. Et des bouchons d’oreilles, la nuit, la jungle ne ferme pas vraiment sa gueule. Bons cuisiniers, ces Indonésiens, en plus.

La rivière. Pour se baigner « roots », c’est top. Pas mal de courant par endroit mais jamais dangereux. La cascade où nous sommes allés, c’est un lieu splendide, paisible comme tout. Là encore, des touristes et un guide faisant n’importe quoi. On a failli assister en direct à un accident. Heureusement que le gars qui montait plonger du haut d’un promontoire s’est rattrapé, j’avais pas mon appareil et j’aurais eu les boules. A cause de leur guide. C’est vraiment le jour et la nuit, les guides.

Le retour. Je vous laisse découvrir si vous y allez. Sachez juste que c’est assez sécurisant, y compris pour les sacs, contrairement aux apparences.

Bref, ça valait dix mille fois le coup de galérer comme on l’a fait la veille. Deux jours tout compris pour environ 100 euros à deux… sa mère.

Retour à Bukit Lawang, changement de guest-house (à la fin, je pense que ce qui restera de ce voyage, c’est « faire-défaire les sacs »), c’est la fête au village, visiblement M’sieur l’Maire a décidé qu’il fallait s’amuser, ça grouille d’Indonésiens, en fait c’est une station très courue des indigènes le week-end, en particulier à l’approche du Ramadan.

On a droit au karaoké en plein air qui se mélange avec deux appels à la prière du soir. Pas de boogie-woogie, de la soupe locale et pas le genre digeste ! Quand je dis karaoké, il ne faut pas s’attendre à un écran et une stéréo, hein. Non non non non non. Ici, le karaoké, c’est un moustachu avec son orgue électronique qui joue les airs populaires quand il les connait, sinon c’est juste de la boîte à rythme vaguement dans le tempo. Tu le mets sur une estrade, tu branches un micro et tu fais monter de la prépubère pour pousser la chansonnette, et tu as ton bal populaire. Charly Oleg revival.

On se fait masser l’un après l’autre, dans notre nouvelle chambre, après avoir pris la douche. 50 000 roupies de l’heure, soit environ 4 euros… La nana a entre deux âges, ne parle pas un mot d’anglais (ce qui n’est pas bien grave, on a pas besoin de se comprendre), et évacue efficacement les tensions. Quand je dis qu’elle les évacue, c’est au sens « CRS qui évacuent des manifestants ». Elle chope la tension et la fait rouler avec le pouce le long du muscle, jusqu’à la sortie. Ça fait souvent assez mal, mais l’effet final est déroutant. En plus, j’aime qu’on me couvre d’huile.

On dîne avec le couple d’Allemands, et on décide de faire un bout de chemin ensemble le lendemain, direction le lac Toba. La journée se termine au bord de la rivière, avec notre guide et deux potes qui jouent de la guitare en chantant des airs locaux, et du reggae. Quand on voit que le reggae constitue le plat de résistance, on rentre vite se coucher.

Rinto: mail rinto_jungleinn@yahoo.com tel : +62813 76407766. Il est rattaché à l’hôtel Jungle Inn, qui est très bien aussi, même si un poil chéro. Passez par lui pour réserver une guest-house, si vous ne trouvez pas les coordonnées, il parle un très bon anglais.

Voyage en Asie - jour 8

Indonésie!

vendredi 15 juillet 2011

Photos Pangkor

Quelques photos de notre séjour à Pangkor.





















Voyage en Asie - jours 6 et 7

Le lendemain de nos mésaventures kayakesques, nous rentrons à KL pour reprendre un avion. Nous avons une nuit de battement, donc nous avons réservé une chambre à notre camp de base, le Red Palm.

Le retour se passe bien, on arrive même à négocier un taxi, 12 RM au lieu de 15, qui nous dépose à l’embarcadère juste à temps. Juste à temps pour voir le ferry quitter le port, s’entend. Pas grave, on se pose sous un ventilo et on discute. Sofia me parle des bienfaits du massage d’une heure qu’elle vient de s’offrir pour 30 RM. 6 euros de l’heure. Ouais…

On a un peu de temps à Lumut entre le bateau et le car, alors on décide d’aller manger local : on va au KFC. Aucun Black, on a pas l’habitude, trois personnes pour prendre ta commande, un qui apprend à taper sur le terminal, les deux autres qui vont chercher les mets dès que leurs noms quittent ta bouche. Même pas le temps de finir le mot, que sa matérialisation concrète est déjà là.

Le car est comme à l’aller, c’est-à-dire sans amortisseurs du tout à l’arrière, à certains endroits on fait des bonds de 30 cm, facile, sur nos sièges. Il faut dire qu’on a colonisé la rangée du fond. On chante pas des paillardes, mais c’est tout comme. Sofia dort peu depuis notre arrivée en Asie, elle profite donc des trajets pour récupérer. Là, c’est difficile, ou alors avec ma main en permanence sur elle pour la retenir de ne pas tomber quand on arrive sur des passages Space Mountain. Pas simple pour lire, d’autant plus que j’ai attaqué Les Bienveillantes, et que ça tient pas facilement dans une main, les Bienveillantes, même en édition poche. J’ai avalé d’un trait La route, de McCarty, et j’en suis encore tout chose.

La conduite est toujours la même, on a encore pris deux taxis hier soir, on finit par s’y habituer. C’est un peu comme les montagnes russes, ça fait peur, mais tu n’as aucune prise dessus, tu finis par t’apercevoir que les mecs maîtrisent, donc tu joues à te faire peur, tu te laisses porter. Et tu remercies le ciel de ne pas avoir loué de scoot.

On a pris deux taxis parce qu’après une journée de shopping et de réservations, nous sommes allés à l’Ambassade de France fêter le 14 juillet. C’est à faire, si vous êtes à l’étranger le 14 juillet. Je pense que je ferai un papier dédié à ce truc. Pour résumer : bien bu, bien mangé, l’impression de ne pas être à sa place au début, mais on a fini par croiser du monde dans le même cas que nous.

Si vous avez suivi un minimum, vous avez constaté qu’on a passé la journée complète à KL alors qu’on aurait dû décoller aujourd’hui. Ben oui, Sofia s’est emmêlée dans les résas, donc on a dû déménager dans une autre guest-house pour une nuit supplémentaire. Demain, l’Indonésie ! J’espère qu’il y aura moins de Malaises (depuis le temps que je cherche à la placer, celle-là).

mercredi 13 juillet 2011

Voyage en Asie - jour 5

Near Death Experience!

Voyage en Asie - jours 3 et 4

Jours 3 et 4 : Pangkor

Après une journée de car (allongée par une panne qui nous a contraints à changer de car, le remplaçant mettant une petite heure à nous rejoindre), nous sommes arrivés à Pangkor.

Juste, concernant le car en Malaisie : c’est dépaysant. Y’a pas de poules qui te volent au-dessus de la tête, mais les gens qui le prennent (et qui se font déposer un peu n’importe où, y compris sur le bord d’une 2x3 voies avec rien autour) font très couleur locale, qu’ils soient Malais, Indiens ou Chinois, ces derniers ayant un rapport à l’hygiène et à la tranquillité des autres passagers assez différent. Evidemment les gars (ils se relaient) roulent toujours à fond les ballons, et je ne sais toujours pas si on doit rouler à gauche, à droite ou au milieu de la route quand on est un car malaisien. Là, pour le changement, ils ont arrêté un car qui arrivait dans l’autre sens, vers KL donc, fait descendre les gens qui étaient dedans et leur ont fait attendre un autre car qui rejoignait aussi KL, pour le compléter. Ici, y’aurait le beau-frère du cousin du préfet qui serait déjà au téléphone et que c’est un scandale, et que ça va pas se passer comme ça, …Là, non. Stoïques, ils se laissent trimballer.

Une petite demi-heure de ferry rempli d’adolescents chinois en goguette plus tard, nous voilà à Pangkor city. Rien à y faire, sauf à prendre le taxi –négociations sur le prix vaines, ici, c’est 15 RM, et si t’es pas content tu vas voir la concurrence sauf qu’il n’y a pas de concurrence. Ça grouille littéralement de scooters, ça ne semble pas gêner notre chauffeur qui ne voit même pas où se trouve la guest-house, mais c’est pas grave, on y va vite vite vite. Tous les taxis de l’île sont roses, comme des joueurs du Stade Français.

Pangkor est présentée comme « l’île au vingt touristes ». Il faut comprendre "aux vingt touristes occidentaux" car en fait, c’est une station de vacances pour les locaux. Là, on tombe hors saison, c’est donc plein de magasins et d’hôtels lugubres parce que vides. Mais ça ne les empêche pas de ne rien lâcher sur la location de vélos, ces cons-là. Vaches à lait de coco.

Par contre, c’est vraiment très agréable. Y’a dans l’ordre croissant la mer, la plage, la route, les rares commerces, et à 30 mètres de la mer, la jungle. La vraie, dense et bruyante. Pour le moment, nous nous sommes cantonnés (hi hi) à la plage, qu’il faut choisir avec un minimum de précaution. On en a trouvé une sans personne, mais c’était celle où Clavier déclame du St John Perse dans les Bronzés…Next !

Le front de mer est en train d’être bétonné façon Costa Brava. Les gargotes qui te cuisent le poisson que tu as choisi (frais, les branchies bougent encore) dans une feuille de banane avant de te le servir au bord de l’eau pour 12 RM ne vont pas durer bien longtemps. Le sourire des gens non plus, une fois qu’ils auront goûté aux Allemands en short et en car. Pour le moment, il y a du sourire commercial, bien sûr, mais aussi du sourire naturel, juste voilà, on est pas beaucoup alors on va se sourire, tant qu’à faire.

Parmi les vingt touristes occidentaux, encore quelques couples lesbiens. A quoi tient donc cette surreprésentation chez les touristes ? Le faible prix de la crevette? Le fait que le qu’en dira-t-on soit dans une langue incompréhensible (parce que le Malais, accroche-toi !) ? Le plaisir de venir faire chier des Musulmans chez eux? Un plus fort pouvoir d’achat (ah non, ça c’est les Juifs) ? La proportion semble en tout cas largement supérieure à celle que l’on observe sur nos trottoirs français. C’est cool, ça me fait un répertoire de vannes en plus.

Dernier truc, l’argent. Je parle de RM, ça veut dire Ringhit Malaisien, et il faut 5 RM pour faire 1 euro, environ. La nuit dans une guest-house pieds dans l’eau, dans un chalet avec douche et air conditionné datant de la jeunesse de Madonna coûte autour de 50 RM, avec le réveil par les cris des toucans en cadeau; le repas pour une personne autour de 10 RM en moyenne, boisson comprise (bière pour moi, quand on tombe pas chez des Yellow Muslims, sinon des jus de fruits pressés. No Sugar no ice, toujours, surtout tant que l’ice sera faite à l’eau du robinet. Déjà, se rincer la bouche quand tu te brosses les dents, c’est risqué.). Le reste des prix est à l’avenant, le bateau à 10 RM, etc. L'indonésie a l'air encore moins cher.

Demain, tour de l’île à vélo, kayak et/ou jungle, on verra. Sinon, aujourd’hui, première piqure d’insecte (je veux même pas savoir duquel il s’agit, belle cloque sur la hanche), première turista carabinée, yepah !

samedi 9 juillet 2011

Voyage en Asie - jour 2

Journée forcée à Kuala Lumpur, à cause de manifs supposées monstres contre le Premier Ministre.

Monstres, non, en tout cas pas à notre échelle, mais musclées. Les flics n'étaient visiblement pas prêts à laisser qui que ce soit s'exprimer, et ils ont fait ce qu'il fallait pour. J'ai pu faire quelques photos, mais il a fallu courir à certains moment.

Il est clair que les partis islamiques formaient le gros des troupes, à en juger par les puissants "Allah Akhbar" qui ponctuaient le manif. Pas mal de femmes voilées, mais certaines chez les flics, c'est rigolo en bleu
Pas de casse pour autant que j'aie vue, que de la lacrymo et de l'arrestation sans ménagement, mais rien de différent à ce qui peut se passer pendant une manif française un peu chaude. Ceci dit, on sent qu'il faut pas trop les pousser, les flics, ils sont équipés pour répondre.

Demain, décollage pour une île, farniente au programme pour trois jours. Il paraît que c'est moins cher que KL, il vont finir par nous payer pour bouffer chez eux à ce rythme-là.
Pas de net, je posterai ce que j'ai préparé sur la faune des guest houses plus tard, Marty! J'aurai le temps de peaufiner comme ça.

Quelques photos de la manif:


























vendredi 8 juillet 2011

Voyage en Asie - jour 1

Jour 1. L’avion.

C’est rigolo, l’avion. Quand tu en as pour 12 ou 13 heures de vol, tout le monde prend ses aises, enlève ses pompes, se couche dans toutes les positions pour choper un peu de sommeil.

En ce qui nous concerne, le sommeil a été un tantinet perturbé par un John-Bryan ou une Cyndirella, pas pu déterminer, 2 ans maximum, qui a hurlé à plein poumons quasi non stop. Charmants, ce gosse.

Arrivée. Après avoir joint nos regards à ceux des 200 autres passagers pour fusiller la bonne mère de famille à la descente, on se présente à la porte de l’avion pour aller sur le tarmac. Oui, en Europe y’a quasi tout le temps un gros cordon ombilical blanc qui te prend en charge pour surtout ne pas te faire toucher le même sol que les roues de l’avion, mais ici, c’est à l’ancienne, c’est tout juste s’il n’y a pas de boys pour tout porter. L’impression, cash, d’être enveloppé dans un gant de toilette ayant servi récemment. C’est chaud, c’est humide (vanne facile ?), c’est lourd (comme la vanne facile), il paraît qu’on s’y habitue, je vois vraiment pas comment on peut vu que toutes les deux minutes on entre dans un espace publique ultra climatisé, à environ 13 degrés.

Douane, facile, longue attente pour te faire flasher 15 secondes les doigts avec un rayon digne d’une boîte qui passerait Daddy DJ, de nos jours. Le contrôle des bagages, trois moustachus dans un coin qui te dévisagent mollement (faut le faire) et n’arrêtent personne. Pourtant…

On l’a dit dans l’avion, c’est écrit partout, avec de joli pictos mêlant potence et cannabis : ici, la tentative de trafic de stup est punie de mort. Rien à branler qui tu es, d’où tu viens, c’est le même terminus. Le gars qui essaie quand même, ben comme chantait l’autre, Darwin avait raison, crève ma poule.

Bon, moi j’ai peur en avion. Pas une peur panique comme Bergkamp qui m’empêche de l’utiliser, mais je n’aime vraiment pas les décollages et surtout les atterrissages. Celui-ci s’est assez bien passé, si on considère qu’il est normal de sentir l’avion tanguer d’ouest en est. J’adore. Bref, pas fâché d’être arrivé, on va prendre un bus pour Kuala Lumpur (KL, pour la suite). Ben j’ai dix fois plus flippé ma race dans le bus que dans l’avion.

Le mec allait à fond. Mais genre à fond. Rien à foutre de rien. De rien du tout. Avec la Cibi en fond sonore qui te fait découvrir le parler malais avec délicatesse, pour parfaire l’expérience ("Allekoum salame saté maré kilabou hin hin hin").

Genre dans les virages, je me disais « ça passera jamais, on va se retrouver sur le flanc ». Ben si, ça passait. Je pensais qu’on allait se tartiner facile 5-6 scooters (y’a de tout, de toutes les formes, de toutes les cylindrées, et ça déboule de partout ! Mais genre partout, blouson à l’envers pour protéger le faux Ralph Lauren, faut croire). Ben rien, même pas un moustique. Après un pit-stop on nous nous sommes retrouvé avec une bandes d’intégristes musulmans chinois dans un minibus, arrivée à la guest-house. Deux heures et demi de bus depuis l’aéroport, et pourtant le mec a pas lésiné sur la pédale. C’est un bordel, KL, impressionnant.

Architecturalement, c’est déjà un sacré beau bordel. Ça se construit de partout, pour commencer, avec des zones en friche et de la végétation tropicale qui pousse dessus, des buildings ultramodernes, des singes en ville (heureusement que mon passage à Puteaux m’avait préparé à ça), des fils dans tous les sens, des édifices religieux à tous les coins de rue. En plus, ça pue et ça sent délicieusement bon dans la même seconde, y’a toutes les ethnies du continent qui cohabitent, avec plus ou moins de sympathie pour les touristes (indiens good, chinois baaaaad). Y’a évidemment le lot habituel de jeunes Européens qui-savent-faire-la-fête, tu t’attends toujours à voir marcher d’un pas noble et posé Bernard de la Villardière derrière eux… Bref, un magnifique foutoir, j’aime beaucoup.

Les Malais semblent avoir fait avec la culture US la même chose qu’ils font aux fruits (et ils sont nombreux, les fruits, ici) : on prend, on mixe et on ressert avec du sucre et de la glace. Sauf que ces cons-là ont surtout gardé le zeste et jeté le jus : ultra-libéralisme débridé, musique de merde partout dans les rues… Le Cuba de Batista devait un peu ressembler à ça, les putes en plu… non, à ça.

Deux couilles à l’arrivée (ça va toujours par deux, une couille). Oublié le chargeur du PC chez le pote qui nous hébergés hier soir dans le 13ème (oui, on a fait une petite séance de préparation). Heureusement, ici c’est la maison-mère de tout ce que la planète compte d’électronique, on a donc pu trouver une soluce à pas trop cher. Autre couille plus embêtante, demain a lieu à 50 mètres de la Guest-House une manif monstre contre le gouvernement qui veut mettre la main sur les observateurs des élections, de ce que j’ai compris. Du coup, pas de car pour aller à Cameron Highlands, dans la jungle, se faire bouffer par les moustiques. Donc nuit supplémentaire à KL, mais plus de place dans la guest-house, bref le bordel, surtout après 24 heures de veille non-stop. On a trouvé un hébergement et on va avancer l’étape suivante d’une journée, et la jungle can kiss my ass good-bye. Je choperai la malaria un autre jour, folks.

Bon, allez, faut aller boire du fruit frais à 30 cts, j’vous laisse, à demain ‘challah (le Malais utilise des expressions arabes, Musulmanité oblige, mais toutes déformé, et corrige Yodette qui est arabophone de naissance. Faut VRAIMENT que les Arabes foutent leur merde partout, impressionnant.)